Mercredi 30 mars et Vendredi 1er avril - 20h30
Jeudi 31 mars - 19h30

Théâtre
 
LES SUBLIMES
Textes de Guy Alloucherie, et emprunts à Nils Andersson, Annie Battle, Ernesto Che Guevara,
Jean-Luc Godard, Maurice T Maschino, Michel Onfray, Nuyen Khank Truong…
Mise en scène Guy Alloucherie
Chorégraphie Howard Richard, Marie Letellier
Techniques Frantz Loustalot
Vidéo Sophie Oswald
Avec Lionel About, Guy Alloucherie, Frédéric Arsenault, Camille Blanc, Carole Courtois, David Ferrasse, Damien Fournier, Alexandre Fray, Peter James, Marie Letellier, Martine van Volsem, Melissa van Vepy

Onze artistes déchaînés, acrobates, danseurs, comédiens, des images vidéo, du son qui gratte, est ce encore du théâtre ? En tout cas, c’est spectaculaire comme le cirque, virtuose comme la danse, bouleversant comme le théâtre quand il réussit à attraper le présent au collet…

Il n’y a pas d’histoire dans Les Sublimes, mais mille histoires : celles de tous ces hommes et femmes qui ont donné leur vie à l’entreprise, à l’usine, à la mine, et que la modernité recycle en "chômeurs longue durée", et en écho, celles de tous ces artistes venus du nord de la France et du Québec, qui courent, luttent, dansent, voltigent, comme pour échapper aux virus des temps actuels : l’impuissance et le renoncement. Les Sublimes est un spectacle engagé.
 
 
 

Mercredi 30 mars - 20h30
Jeudi 31 mars - 19h30

Lecture cinéma

LA VÉRIDIQUE ET FABULEUSE HISTOIRE D’UN ÉTRANGE GROUPUSCULE LE CCPPO
Conception Françoise Coupat

Avec Vincent Nadal, Daniel Ponthier, Françoise Coupat et dix acteurs non professionnels
Soirée composée de deux films de moyen métrage :
A bientôt j’espère de Chris Marker
Classe de lutte du Groupe Medvedkine
Projection suivie d’une lecture théâtralisée du texte de Micheline Berchoud racontant l’histoire du CCPPO*

Le récit, La Véridique… , que Micheline Berchoud a écrit en 2003, retrace les années d’aventure d’un groupe de militants d’un quartier de Besançon de 1956 à 1973 qui font émerger une expression artistique forte, et un cinéma réalisé par le Groupe Medvedkine** où s’impliquèrent des cinéastes comme Chris Marker et Jean-Luc Godard.

Besançon, 1967, une grève éclate qui entraîne l’occupation de l’usine de la Rhodiaceta. Le CCPPO, présidé par Pol Cèbe, invite Chris Marker à venir sur place. Il y tourne A bientôt j’espère, description du travail syndical pendant une grève. Les ouvriers ne se reconnaissent pas dans ce film qu’ils jugent trop romantique. Naît alors l’idée de ne plus parler en lieu et place des ouvriers, mais de leur donner les moyens de prendre la parole eux-mêmes. Le CCPPO organise les week-ends des ateliers de formation aux techniques cinématographiques dirigés par des cinéastes. De ces ateliers naît le premier film du Groupe Medvedkine : Classe de lutte.
À la suite de ces deux films, par une lecture théâtralisée partagée entre des acteurs professionnels et des amateurs, Françoise Coupat nous fait découvrir le récit de Micheline Berchoud, récit de la mémoire collective, plein d’histoires ouvrières, d’histoires d’art et de culture.

A l’issue de la représentation de jeudi, une rencontre sera proposée autour du thème "Une culture pour tous?", en présence de Micheline Berchoud, Françoise Coupat, Henri Traforetti, François Mehl et Christine Berton"Radio dio".

* CCPPO , Centre Culturel Populaire de Palente-les-Orchamps (banlieue de Besançon)
**Alexandre Medvedkine, cinéaste soviétique inventeur du "ciné-train", unité mobile de production qui sillonna l’URSS pour filmer les ouvriers, mineurs, paysans et leur montrer dans les vingt-quatre heures les films réalisés sur leur travail.

 
 
  Mercredi 30 mars - 20h30
Vendredi 1er avril - 20h30

Danse
 
PAYSAGES_MONDES ( PART 1 & 2 )
Chorégraphie Florence Girardon
Lumière Valérie Colas
Costumes Cathy Ray
Part 1 - durée 16 mn
Danse Alberto Hechevarria Rodriguez, Florence Girardon et la participation amicale de dix figurants, Musique Janek Schaefer
Part 2 - durée 40 mn
Danse Térésa Cunha, Mychel Lecoq, Thierry Partaud, Dominique Uber
Musique Laurent Grappe
Coproduction CCN Rillieux-La-Pape - Cie Maguy Marin / Cie Zelid

paysages_mondes ou comment l’homme crée et recrée le paysage et, réciproquement, comment le paysage et l’espace conditionnent l’homme. Tel est le travail chorégraphique que Florence Girardon engage avec ce spectacle en forme de triptyque, dont nous présentons les deux premiers épisodes. Le troisième sera créé début juillet 2005 dans La Salle des Pendus du Musée de la Mine

Part 1 : Un duo, dans l’espace urbain de l’urgence et de l’agitation, de la confrontation centre/périphérie, (le centre comme espace de convoitise, de convergence, et la périphérie, les périphériques comme espace de circulation, de transit, voire de relégation) se heurte à l’arrivée et au fur et à mesure des 16 mn de la chorégraphie, à d’autres personnes-figurantes qui vont peu à peu habiter le terrain, dessinant de nouveaux paysages de manière aléatoire, perturbant la trajectoire écrite de la danse, la lisibilité des tracés.

Part 2 : Florence Girardon plonge sa danse dans un monde nu, où l’homme se gouverne selon ses besoins, ses souhaits, ses pratiques. Quatre corps jouent la mise en abyme de notre société, dansent leur relation obsessionnelle à l’objet. Ils le consomment ; acte banal finalement, on prend, on utilise, on délaisse, production de déchets. Des déchets jonchent le sol, l’espace nu devient encombré, les déchets encombrants. Le mouvement se conditionne à un monde de plus en plus confiné.